Une autre excellente critique du livre Sauvons la justice!

La revue Les Libraires a publié une excellente chronique intitulée «Des assoiffés de justice» sur le Livre Sauvons la justice! 39 propositions pour agir. Disponible sur le site de la revue ici

Voici un extrait de la chronique:

Des assoiffés de justice

Par Normand Baillargeon, publié le 23/10/2017

[…]

Des propositions pour une société plus juste

Sauvons la justice!réunit trente-neuf propositions, exposées en quelques pages, pour lutter contre l’injustice dans nos vies. Les éditeurs du livre, partant de l’idée que l’idéal de justice est « une aspiration profonde qui résonne en chacun de nous au quotidien », ont demandé à des personnes de divers milieux de suggérer des manières de faire avancer un idéal de justice. Les propositions concrètes mises de l’avant sont exposées de manière claire et accessible, sans jargon juridique et dans une optique non partisane.

Ici encore, vous papillonnerez selon vos goûts. Voici quelques-unes des propositions qui ont retenu mon attention.

Georges Azzaria, professeur de droit, parle de la liberté d’expression et s’inquiète de la privatisation des normes du droit la concernant qu’Internet tend à instaurer. Il suggère donc des manières par lesquelles les États et les sociétés civiles rappellent leur rôle dans la définition de ces normes et qu’ils le jouent effectivement.

Micheline Milot, sociologue, plaide en faveur des accommodements pour motifs religieux et argue que ce type de respect de la dignité humaine dont ils témoignent et qu’ils incarnent contribue à sauver la justice sociale.

Catherine Régis, professeure de droit, se penche sur la difficile question de l’allocation des ressources en santé, qui, rappelle-t-elle, est double. Combien de ressources y consacrer? Comment les répartir? Elle plaide pour ce qu’elle appelle la transparence, à savoir l’active participation des citoyens aux discussions sur ces enjeux. Elle donne ensuite des moyens de réaliser cet objectif, par exemple en favorisant la conversation sociétale, en mettant en place des processus transparents d’allocation des ressources et en diminuant les sources d’inefficience dans le système de santé et les sources d’influence inappropriées.

Dans un texte passionnant, les philosophes David Robichaud et Patrick Turmel parlent des substantielles inégalités économiques aux États-Unis ou chez nous. Il se trouve aussi, sondage à l’appui, que le public aspire à des sociétés bien plus égalitaires et méconnaît l’ampleur des inégalités existantes. Il consent en outre à des mesures économiques et fiscales qui les font encore croître. On pensera peut-être qu’en informant le public de ces faits, on changera la situation. Mais nos deux philosophes suggèrent qu’il faut aussi, et même avant tout, changer le récit en racontant mieux les histoires de succès économiques! Mieux, cela voudrait dire notamment corriger ce mythe du succès et du mérite (exclusivement) individuels en rappelant toute la part sociale qu’ils contiennent.

Et je n’ai, faute de place, rien dit du texte de Guy Rocher, de celui de Vincent Marissal, de celui de Pierre Trudel, ou de nombreux autres, fort intéressants.

En fait, selon vos intérêts ou champs d’activité, vous trouverez amplement dans ce livre de quoi alimenter votre réflexion et enrichir vos actions en faveur de la justice.

Ce contenu a été mis à jour le 14 novembre 2017 à 7 h 31 min.

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